Prix Louis Musin 2012

4 élèves de notre établissement ont été primés au concours hennuyer de poésie "Louis Musin"

 

 

 

Tailleur de temps

De la pierre seule sur la route

Au diamant qui envoûte

De la pierre des volcans

 A la perle des océans

 

 De ce minuscule caillou à terre

A cette montagne belle et fière

De ce pavé sale et cassé

A cette maison, de pierre taillée

 

Tant de pierres dans la nature

Au pied d'un arbre ou sur un mur

Toutes ces pierres bien que cabossées

Pourraient même vous protéger

 

Mais elles peuvent aussi vous blesser

Ces pierres dont vous rêviez

Sous elles, un corps que vous aimez

Sur elle, vos larmes vont couler.                      

Léa Goldenberg, 4E

 

Faire un  poème sur les pierres,

J'avoue c'était un peu galère,

Mais au final un poème sur les pierres,

C'est comme de l'eau qui coule d'une rivière.

Une pierre qui roule,

Une pierre qui coule,

Que ce soit sur la terre,

Comme dans la mer,

On peut en trouver un peu partout,

De la pierre précieuse au caillou,

Ces pierres précieuses,

Certaines pierres sont rares,

Et parfois même bizarres,

Que dire du rubis,

Qui lui est hors de prix,

Et du diamant, si étincelant !

Pour ce qui est des pavés,

Je les trouve vraiment laid,

Il y a aussi les pierres bleues,

C'est si fabuleux !

Sans oublier les pierres tombales,

Qui nous tue le moral,

Car elles signifient situation finale.

Emilie Baise, 4E

 

Envoûtement

Une étincelle dans la nuit

Une lueur blanche apparaissant

Un rocher noir scintillant

Sous des arbres à minuit.

 

Ses cheveux d'or

Son aspect charmant

Ses yeux verts aimants

La fée lunaire sort.

 

Vêtue d'une robe de soie

Curieuse de mon émoi

Un sourire enjôleur

Elle attend le rôdeur.

 

Telle une sylphide

Son regard

 torride

Elle ma prend par la main

M'entraîne sur son chemin.

 

Ebloui par sa beauté

Je n'ai plus le courage

De croire en un mirage

Je la laisse m'emporter.

 

Des larmes me viennent

Non de tristesse mais de joie

Comme une sirène

Elle m'envoûte de sa voix.

 

Elle déploie ses ailes

Immenses et gracieuses

Demoiselle immortelle

Elle m'emmène aux cieux.

 

On vole longtemps

J'admire la voie lactée

L'endroit le plus envoûtant

Le royaume des fées.

Krystal Ceuninck, 4E

L'inertie du criminel

L'orbe cendré de Cassandre

Laissé au sol, prophète et ignoré

Ils ne purent alors s'épandre

De le voir parvenu, meurtrier.

 

Foulée aux pieds, muette, des pluies, ruisselantes

Elle choqua la nuque et devint

Humide, rouge, assassine mais innocente

Inanimée faite tueuse par l'inhumaine main.

 

Délacé comme un corsage,

Le souffle s'éparpille dans les brumes.

L'âme suit, capiteux présage

D'un "nous sommes" devenu "nous fûmes"

Les hommes en uniforme qui la femme à terre

Souillèrent les courbes, de leurs mains tâtèrent

Sans désir plus vif que de découvrir

Qui par la pierre l'a fait mourir

 

Vireux est le tabac

Qui avec langueur nécrose les chairs.

Mais nul ici n'abat

Mieux que les tourments de la colère.

 

Désormais sont oubliés les grises marelles,

Les verts chemins sous les cieux.

Voilà la pierre qui rejoint la sombre aquarelle

Des témoins silencieux.

Simon Jaupart, 4E